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Geneviève rencontre... Stéphane Trahan
Au cours de l'été 2004, j'ai rencontré Stéphane Trahan, pilote que nous avons pu voir évoluer en dans la nouvelle série Coupe Echo Pirelli, où il enleva la troisième place du championnat en fin de saison, malgré quelques sorties de piste assez impressionnantes. Depuis quelques années nous l'avons aussi vu piloter dans la série Touring GT. J'ai donc profité de l'occasion pour lui poser quelques questions pour en savoir plus sur ce qui l'a amené à piloter.
Qu'est-ce qui t'a amené à la course automobile? Définitivement le rush d'adrénaline et l'amour de la vitesse. Les deux sont un cadeau de mon papa! Pour ceux qui ne te connaissent pas, dans quelles séries as-tu roulé et laquelle as-tu préféré? Le Criterium 'Le Volant' en F1600 Champion en 1986.
En 1992, en production, j'ai terminé avec une victoire, quatre deuxième et deux troisième position.
Le Championnat Esso de F1600 en 1993. J'ai terminé deuxième lors de l'épreuve présentée dans le cadre du Grand Prix du Canada après m'être qualifié trente-quartième.
En Production:
Champion 1996 en Sedan GT2 avec 7 victoires après avoir manqué deux courses et trois victoires en GT1. Champion 1997 avec 7 victoires, quatre 2e place et une troisième position. 4 victoires en GT1. En 1998, j'ai remporté le championnat en Sedan GT, toutes classes confondues. En GT2, j'ai remporté le championnat avec douze victoires et une seconde place tout en manquant quatre épreuves. J'ai eu neuf victoires en GT1 et j'ai été approché pour participer à une course " invitation " de la série Speed World Challenge Series, avec un résultat dans le top 10.
En 1999, j'ai participé à trois événements en Speed World Challenge avec deux résultats dans le top 10. J'ai aussi remporté le PT Barnum SCCA Award. En 2000, j'ai pris part à quatre épreuves du Speed World Challenge. En 2001, j'ai couru dans 6 épreuves de la série américaine et ai testé différents moteurs et châssis en " mode " développement. J'ai aussi terminé quatrième lors de l'enduro du Québec, et ce, avec une main brisée. En 2002, j'ai pris une année sabbatique du Speed World Challenge et ai participé au Championnat du Québec et ai terminé quatrième lors de l'enduro avec Sylvain Laporte.
En 2003, j'ai terminé troisième au championnat du Québec en classe GTU malgré le fait que j'ai manqué trois courses. J'ai tout de même eu une deuxième et deux troisième places sans oublier sept tops 5.
2004 a vu l'arrivée de la Coup Echo Pirelli. J'ai remporté la course inaugurale à St-Eustache et j'ai terminé troisième au championnat avec un total de 185 points.
La série que j'ai préféré fut celle du World Challenge. Crois-tu que les pilotes québécois sont bien appuyés pour faire carrière en sport automobile? Pas du tout et c'est très dommage car notre bassin de talent est énorme. À tout moment, un jeune pilote doit se battre pour se trouver des commanditaires. Pourrais-tu me donner tes commentaires sur le déroulement de la fin de la première course en Coupe Echo en 2004, qui t'as donné ta première victoire dans cette nouvelle série? J'en suis très fier car c'est une preuve tangible de ma détermination, de ne jamais abandonner ou de baisser les bras. Jacques avait la victoire en poche et moi une deuxième confortable, mais je voulais à tout prix réduire l'écart et soudainement, la porte s'est toute grand ouverte... alors que Jacques Bélanger devait faire louvoyer sa voiture à la sortie du coin 7 parce que son réservoir était presque vide. Quelle genre de pression y a-t-il pour les pilotes qui compétitionnent dans une nouvelle série? Bien, ça ressemble un peu a toute les autres série: les vétérans doivent démontrer leur expérience et les recrues désire les déclasser. Je dirais que la pression est avant tout sur les gros noms. Quels sont les avantages et les inconvénients auxquels tu dois faire face dans une série où tous les pilotes conduisent la même voiture? Les avantages premiers sont pécuniers, puisque la nécessité d'investir sur le véhicule est pratiquement inexistant. Par contre, dès que la paranoïa de la tricherie s'installe ça devient très désagréable, on se doit de passer par-dessus inévitablement. Ensuite, on pourrait parler de la pression de performer: elle est, en effet, encore plus forte car nous sommes avant tout comparés sur la base du pilotage. Quels sont les frais qu'une recrue devrait s'attendre à défrayer pour compétitionner en circuit routier? Voici un bref aperçu auquel une recrue pourrait s'attendre à dépenser pour une saison de course:
Formation : entre 450$ et 3500$ Permis : entre 150$ et 225$ Équipement de pilote : entre 1600$ et 3000$
Hébergement : entre 400 $ et 1000$ Déplacements: entre 1000$ et 5000$
En propriété de voiture: Voiture de Touring: entre 10000$ et 40000$ Echo: entre 20 et 25000$ F1600: entre 20000$ et 60000$ GTU : entre 8000$ et 40000$ GTO: entre 10000$ et 200000$
En Location par évènement:
Touring: entre 1000$ et 2500$ Echo : entre 1000$ et 2000$ F1600: entre 5000$ et 12000$ GTU: entre 1000$ et 1500$ GTO: entre 1000$ et 3500$
Quels sont les plus grands challenges pour un pilote d'évoluer dans une série avec différents types de voitures? C'est un surtout challenge monétaire et intellectuel....On doit penser avant de dépenser. Comme on peut le voir, les frais engendrés par la course automobile sont plutôt élevés. La compétition est toutefois, très relevée puisque nous retrouvons différents modèles de voiture en piste, certaines sont très rapides, d'autres plus lentes. Nous devons donc garder les plus lents à l'œil lorsque l'on commence à rattraper les retardataires en course. Crois-tu que les séries présentement actives en circuit routier telles que la Coupe Echo et les séries Hankook ont un avenir prometteur? Pourquoi? Absolument, je crois que le vent de renouveau: Promoteur, compétiteurs, etc... créé un momentum intéressant qui nous laisse présager de 3 à 5 ans de saine activité en sport motorisé. De plus, la série Coupe Echo est facilement abordable, ce qui pourrait en inciter plusieurs à vouloir se lancer dans ce sport.
Stéphane Trahan et son équipe, Trac Racing, innove en 2005, en lançant la première école de pilotage à l'Autodrôme Old Milwaukee de St-Eustache. Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans cette nouvelle entreprise. Interview: Geneviève Tellier
Auteur:
Geneviève Tellier |
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