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Geneviève rencontre... Chris Green
Pourquoi as-tu choisi la course automobile au lieu du hockey ou du base-ball ? J'ai grandi dans le milieu des courses, ma mère travaillait dans les clubs Porsche, mon père est mécanicien et ils m'amenaient avec eux lors des événements. Aussitôt que j'ai été en âge, j'ai pris un volant. As-tu des commentaires sur la saison de Formule 1600 et de Barber Dogde ? Remporter le championnat de Formule 1600 à ma première année était tout à fait inattendu. Je suis très heureux et très fier de ma performance. La saison de Barber Dodge, par contre, a été une expérience terrible : trop de politiques internes favorisant le développement de certains pilotes. J'ai trouvé très difficile de chercher de l'argent ou des commanditaires, ce qui m'a fait rater deux courses . De plus, je devais être très prudent puisque je devais aussi défrayer un certain montant pour les réparations. Des commentaires sur la saison 2004 ? J'ai vraiment hâte de commencer la saison en série BMW, ce qui me permettra de développer tant ma forme physique que mentale. Ça pourrait aussi m'ouvrir les portes de la Formule 1 advenant que je remporte le championnat. De plus, je n'aurai pas à m'inquiéter du financement : je recevrai un salaire et des bourses selon les résultats obtenus. Je pourrai ainsi me concentrer sur mon pilotage et apprendre comment régler une voiture. Qu'est-ce que la série BMW ? C'est une série de roues ouvertes née en Europe où elle connaît un grand succès et qui a été importée en Amérique du Nord. Ce sont des bolides très légers d'environ 1000 livres, ressemblant un peu aux voitures de la série Fran-Am, avec une vitesse de pointe moindre. Où cette série se déroule-t-elle? Sur quels circuits? Surtout aux États-Unis, notamment les circuits de Cleveland et de Road America, pour ne nommer que ceux-là. La série se retrouvera aussi sur le circuit Gilles-Villeneuve lors du Grand Prix du Canada; ensuite nous participerons au Grand Prix des États-Unis. Que trouves-tu de plus difficile à maîtriser lorsque tu commences dans une nouvelle série? C'est d'apprendre le comportement de la voiture et de prévoir comment elle réagira . Ensuite, je dois apprendre à "régler" une voiture, ce qui n'est pas une mince affaire quand tu ne connais pas le bolide. Et apprendre de nouveaux circuits, c'est difficile? Pas vraiment. Après quelques tours de piste, je réussis généralement à trouver la ligne de course idéale. Je n'aurai pas vraiment de difficulté cette année puisqu'il s'agit souvent de circuits sur lesquels j'ai déjàcouru. Quelle a été ta plus grande frousse en course? Il y en a eu tellement ! Je devrais dire que c'était dans le cadre du Toronto Indy la saison dernière, en Barber Dodge. Je suivais alors un concurrent (Luis Paleyo) qui perdit le contrôle de sa voiture et alla frapper le mur ; j'ai tenté de l'éviter, mais sans succès, j'ai foncé dans sa voiture à environ 95 MPH ( environ 150 Km/h). J'ai eu chaud ! Comment as-tu apprécié ton expérience lors des tests au Portugal ? J'ai adoré! Le circuit d'Estoril est merveilleux. Durant ce week-end, j'ai piloté une formule Renault V6, très rapide, la vitesse de pointe se situant autour de 163 MPH ( environ 260 Km/h). Des photos des essais sont disponibles sur mon site web: www.chrisgreenmotorsports.com Crois-tu que les Québécois sont appuyés par les différents paliers du gouvernement ou des commanditaires pour avancer dans leur carrière? Pas du tout et c'est bien dommage. Tout le monde sait que plusieurs pilotes talentueuxviennent du Québec; malheureusement, nous devons travailler pour nous trouver des commanditaires si nous voulons évoluer dans le sport. Le gouvernement devrait trouver des fonds pour appuyer les pilotes dans leur carrière afin de les faire avancer jusqu'aux niveaux les plus élevés. Comment t'y prends-tu pour trouver des commanditaires, de l'argent et un volant? Mes parents me donnent un bon coup de main ; mon agent de marketing, Rob Barr, travaille de son côté pour me trouver des commanditaires et les gens de mon entourage reconnaissent mon talent et sont heureux de m'aider à trouver un volant. Que penses-tu des pilotes qui sont favorisés à cause de l'argent plutôt que de leur talent? Je ne peux pas vraiment commenter cette question. Il est certain que l'argent joue un grand rôle en sport automobile. Dans les différents niveaux de compétition, on retrouve des pilotes qui n'ont pas nécessairement un talent " naturel ", alors que d'autres pilotes talentueux doivent travailler d'arrache-pied pour se trouver des commanditaires. Note de la rédaction : Depuis mon entrevue avec Chris Green, le 24 avril dernier, certains développements ont malheureusement mis fin à ses espoirs de rouler en série BMW. En effet, lors de l'entrevue, Chris attendait un parrainage de Sony pour obtenir son volant, parrainage qui n'a pu arriver avant la première course la fin de semaine des 22 et 23 mai dernier.
Il a toutefois annoncé une bonne nouvelle : il a reçu une offre de l'écurie SpeedQuest Racing, évoluant dans la série American Le Mans. Cette nouvelle écurie, co-propriété du chanteur rap P .Diddy, devrait faire ses débuts au cours du weekend du 27 juin prochain. Chris devrait se joindre à l'écurie pour la course suivante qui aura lieu à Lime Rock le 5 juillet. Il devait prendre le départ pour l'événement de Mid-Ohio le weekend prochain, mais il est toujours dans l'attente d'un parrainage. Souhaitons-lui que ce parrainage arrive bientôt pour que nous ayons encore une fois le plaisir de le voir compétitionner au sein des meilleurs pilotes au monde. MERCI, CHRIS !
Auteur:
Geneviève Tellier |
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